28 octobre 2009

Ce soir, je file tout croche.  J’ai fait un move imprévu aujourd’hui, mais ce n’était pas un coup de tête.  C’est un coup de raison non prémédité, je dirais…  Aujourd’hui, j’ai osé dire.  Dire pour moi, c’est compromettant car c’est me mettre à nu.  C’est montrer ma vulnérabilité.  Et c’est engageant.  Car une fois que je dis, je le fais.  Je n’ai qu’une parole.  Donc quand je m’implique, j’y vais et je ne recule pas.  Même si c’est difficile, même si c’est à contre-coeur.  Je vais préférer me faire chier à subir, qu’à m’écouter. Et l’inverse est aussi vrai.  Si je renonce, c’est-à-dire que si je parviens à dire non, si je parviens à exprimer ma limite, c’est sans équivoque.  Je sais qu’il n’en sera pas autrement.  J’ai pris ma soirée « pour y penser » pour la forme…  Demain, j’officialiserai la chose.   Je devrai expliquer que je n’ai pas voulu être malhonnête, que j’ai gardé le silence pour me protéger, car en exprimant mon malaise, j’aurais déjà trop parlé… 

Mon malaise ce soir il vient d’où?  De la peur de ce qu’on va dire de moi?  De la culpabilité face aux conséquences que ça provoque?  Du malaise d’avoir dit…  et de m’être écoutée?   De l’inquiétude face à l’avenir?  Face aux choix qu’il me reste encore à faire?  Ou le fait que je dois maintenant assumer.  M’assumer. 

Trahison

2 septembre 2009

J’ai déjà lu quelque part que « Trahir la confiance d’un Capricorne équivaut presque à la peine capitale ».

 Aujourd’hui, quelqu’un a eu sa sentence!

Un tournant… pour nous aussi…

2 septembre 2009

Je ne veux surtout pas relancer Tite Ge, mais de notre côté aussi arrive un tournant dans notre vie.  Pas majeur au point de dire que rien ne sera plus jamais comme avant.  Mais c’est un gros move en avant.  Pas juste un chapitre qui se termine dans un livre, mais plutôt le tome 2, genre…  Mon chum est devenu co-propriétaire de l’entreprise où il travaille depuis 19 ans.  C’est toute une curve dans notre ligne de vie! 

 Pour faire suite au message précédent publié par Tite Ge et au commentaire que j’y ai laissé, j’aimerais ajouter ceci:  Mon homme a pour devise qu’il faut foncer si on veut progresser.  Il dit que si on ne risque rien, on aura rien…  Il est l’exemple vivant que tout est possible si on le désire et qu’on y met tous les efforts nécessaires.  

 Ok, son choix était différent, il avait à choisir entre rester employé et devenir son propre patron.  Il aurait pu choisir la position d’employé, confortable et rassurante car peu compromettante, mais il a choisi le risque et les responsabilités dans l’espoir d’améliorer son sort.  Je le trouve culotté et je l’admire pour ça.  J’ai beaucoup à apprendre de lui… 

 

Un tournant….

1 septembre 2009

Ça fait déjà très longtemps que j’ai écrit ici….

Mais là il se passe quelque chose et j’ai un questionnement à partager.  Si vous aviez le choix entre continuer un emploi que vous connaissez bien (du genre assez pour avoir l’impression que vous en avez fait le tour et ressentir à tous les jours à quel point il n’y a plus de défi à y relever…) et qui vous offre une certaine sécurité tant financière que sociale ou bien changer pour quelque chose de complètement passionnant, mais avec une baisse de salaire, que feriez-vous ? 

Les départs

19 août 2009

Les départs ne sont jamais faciles… Surtout quand « Aurevoir » sonne plutôt « Adieu »…

Lâcher prise

9 juillet 2009

Je fais semblant que ça ne me dérange pas le moins du monde que mes enfants soient partis au Village Vacances Valcartier avec le terrain de jeux.  J’ai dû me retenir pour ne pas m’offrir de les accompagner à cette sortie.  Mais en fait, je me tords d’inquiétude… Est-ce qu’ils vont suivre leur sous-groupe?  Vont-ils paniquer juste avant une descente?  Vont-ils perdre leurs serviettes?  (oui, au pluriel, ils ont demandé 2 serviettes au cas qu’ils en perdent une…) Est-ce que j’aurais dû mettre plus de vêtements de rechange dans leur sac?  La bouteille de crème solaire va-t-elle demeurer au soleil et exploser dans le sac?  Est-ce que j’aurais dû mettre l’autre bouteille au lieu?  Vont-ils mettre de la crème solaire????? Ma fille aura-t-elle mal au coeur dans l’autobus?   Ou aux oreilles?  Et sa toux?  Et j’en passe…

C’est pourtant pas leur première sortie sans moi.  J’apprends à leur faire confiance.  J’apprends à lâcher prise.  Ouf!  C’est pas facile!!  Si 21h30 peut arriver…

 

 

 

Fa-mi-lle décortiquée

3 juillet 2009

La famille.  La nôtre, notre famille immédiate.  Notre autre nôtre, nos parents, nos frères et nos soeurs.   Celle de notre amoureux, ses parents et frères et soeur. 

Rendue aux amoureux de ses frères et soeur, il y a des fois que ça se complique.

Voilà pourquoi je me prépare psychologiquement à passer une grosse journée dans ma belle-famille.  Les deux belles-filles sont pas compatibles, qu’est-ce que vous voulez?

On aura tout entendu!

22 juin 2009

Petite précision avant de commencer mon sujet. Je ne me souviens pas m’être déjà plains qu’avoir des enfants ça coûte cher.  J’ai même déjà répondu à une amie qui s’en inquiétait que les achats pour les enfants rentrent dans nos dépenses naturellement et que c’était impossible pour moi de lui dire combien ça représente de plus par semaine, par mois ou par année.  Nos dépenses augmentent, évidemment, mais comment le quantifier?  Difficile à dire.   Mais je mentirais en disant que ça ne paraît pas du tout dans le compte de banque… 

 Par contre, je dois dire que j’ai été très surprise d’entendre un petit commentaire en fin de semaine.  Petite conversation banale…   on jase.  On parle de tout, de rien, on glisse un mot en général sur l’argent…  Encore là, pas de plainte qu’on en manque ou qu’on en a trop (!!!), mais nous vient une réplique assez surprenante:  « C’est rien, les tiens ne sont plus aux couches! »  Quoi?!  J’ai fait l’air de ne rien entendre, mon chum aussi…  On ne discute pas avec quelqu’un qui ne voit que son nombril!  Comme si les enfants, une fois capables de faire leurs besoins dans la toilette, n’engendrent aucune dépense!!  Hey!  Mes enfants auront bientôt 8 et 10 ans!  Ok, c’est vrai que le papier de toilette coûte moins cher que des couches…  mais je suis loin de diviser ma portion pour les faire manger!  Quecé ça ce commentaire à 5¢??  Ça ne m’a pas choqué, ça m’en prend quand même plus que ça, je trouve ça presque comique.   Après tout, on sait de qui c’est dit…

Corde à linge et nostalgie

28 mai 2009

C’est un peu étrange la façon dont le cerveau fonctionne…  J’étais à étendre mon linge sur la corde à linge.  J’étais à accrocher les jeans de ma fille à côté des miens quand j’ai réalisé à quel point il est loin le temps où j’accrochais ses petits pyjamas…  À regarder les vêtements ainsi alignés, on distingue de moins en moins facilement à qui ils appartiennent.  J’accrochais les chandails et je me suis mise un peu à « freaker »…  Elle aura bientôt 10 ans.  L’adolescence s’en vient.  Déjà…  Je regarde aller mes enfants et je trouve ça merveilleux de les voir de plus en plus autonomes.  Mais les voilà plus indépendants, les amis prennent de plus en plus de place et ils sont moins souvent à la maison.  Oui bien sûr, j’ai encore le bonheur de les bercer chaque soir, ou presque.  Combien de temps ça durera encore?  J’accrochais les bas et je me suis mise à m’inquiéter pour leur avenir.  Feront-ils de bons choix?  Auront-ils de bonnes fréquentations?  Que deviendront-ils?  J’ai suffisamment confiance en eux et en les valeurs que nous leur transmettons pour me dire qu’ils prendront le bon chemin, mais je suis une mère et je ne peux m’empêcher de m’en faire un peu…  J’ai poussé la corde en me rappellant une phrase que j’ai déjà entendu:  « Quand ils sont petits, on voudrait qu’ils soient déjà grands, et quand ils sont grands, on voudrait qu’ils soient encore petits… »  J’attends la prochaine brassée en me disant que même si mes bébés me manquent un peu, j’ai la chance d’avoir maintenant de grands enfants extraordinaires!   Bien entendu, je ne peux plus les endormir dans mes bras…  Mais par contre, ils n’ont plus besoin de moi pour couper leur steak.  Et c’est très bien ainsi!

De la théorie à la pratique

30 avril 2009

Ça y est, me voilà en faute…  Je dois avouer, je parle à travers mon chapeau.  Quand j’enseigne des notions telles que l’affirmation de soi, la capacité de dire non, s’écouter… j’ai l’air de me croire.  Mais quand vient le temps de le mettre en application moi-même, la culpabilité m’envahit.  « Faut pas que tu te sentes obligée là! » Ben oui, demande-moi rien d’abord! J’ai « pas le choix ».  Pas le choix…  Pas le choix parce que je me sentirais trop cheap de dire non.  Pas le choix parce que je sais que ça va en décevoir certains.  Pas le choix parce que c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup d’autres possibilités.  Pas le choix parce que ça va me gruger pendant trop longtemps si je m’écoute…  Pas le choix parce que …  Mais on a toujours le choix de s’écouter, mais il y a un prix à payer.  Celui de la culpabilité.  Je dis oui et je m’en veux de faire quelque chose que je n’ai pas envie, ou je dis non et je me sens cheap.  Et pas fine.  Et un peu sans coeur.  La balance va osciller dans quel sens vous croyez?  Probablement que je vais dire oui…  Après tout, « j’ai pas l’choix! »