Ce soir, je file tout croche. J’ai fait un move imprévu aujourd’hui, mais ce n’était pas un coup de tête. C’est un coup de raison non prémédité, je dirais… Aujourd’hui, j’ai osé dire. Dire pour moi, c’est compromettant car c’est me mettre à nu. C’est montrer ma vulnérabilité. Et c’est engageant. Car une fois que je dis, je le fais. Je n’ai qu’une parole. Donc quand je m’implique, j’y vais et je ne recule pas. Même si c’est difficile, même si c’est à contre-coeur. Je vais préférer me faire chier à subir, qu’à m’écouter. Et l’inverse est aussi vrai. Si je renonce, c’est-à-dire que si je parviens à dire non, si je parviens à exprimer ma limite, c’est sans équivoque. Je sais qu’il n’en sera pas autrement. J’ai pris ma soirée « pour y penser » pour la forme… Demain, j’officialiserai la chose. Je devrai expliquer que je n’ai pas voulu être malhonnête, que j’ai gardé le silence pour me protéger, car en exprimant mon malaise, j’aurais déjà trop parlé…
Mon malaise ce soir il vient d’où? De la peur de ce qu’on va dire de moi? De la culpabilité face aux conséquences que ça provoque? Du malaise d’avoir dit… et de m’être écoutée? De l’inquiétude face à l’avenir? Face aux choix qu’il me reste encore à faire? Ou le fait que je dois maintenant assumer. M’assumer.




